Le billet du vendredi: résumé d'une semaine de réunions!

Tout d'abord, la semaine a commencé par la réunion avec Arthur Avilez, qui m'a appris comment utiliser la base de données qu'il a conçu par Néocampus. Un brainstorming a été réalisé entre nous deux afin de planter les bases de ce que serait le livret pédagogique en termes de format, et d'organisation du contenu. L'idée de contacter Néocampus, qui devrait lancer une application mobile pour identifier les espèces du campus a surgi. Enfin, Arthur a donné son accord pour rédiger un des articles d'introduction du livret, probablement sur les méthodes d'inventaires. Une plaquette de présentation du projet est en cours afin de prospecter des financements auprès de l'Université, et pourquoi pas via un site de financement participatif.

Mardi matin, la réunion avec Toulouse Métropole a réuni la présidente de Veracruz, le secrétaire de Veracruz, ainsi que Madame Toutut, adjointe au maire, Laurence Berasategui, chargée d'étude biodiversité, et la direction des Espaces Verts de Toulouse dans une salle de conférence du Capitole. Un dossier et une plaquette informative a été distribuée aux personnes présentes. Nous avons informé Toulouse Métropole de la problématique qui nous poussait à réaliser cette démarche. La ville étant préoccupée par l'absence d'entretien sur la zone, une visite sera réalisée en notre présence et avec la direction des espaces verts très prochainement. L'idée d'utiliser cette zone ZNIEFF en tant que mesure compensatoire pour d'autres projets de la communauté de commune a surgi. Cela assurerait la pérennité du site, et nous y sommes favorables. Ce dossier a donc obtenu la place prioritaire qu'il mérite, et des avancées sont à prévoir.


Plus tard dans l'après-midi, une rencontre avec Animafac afin d'organiser le WEAC qui se déroulera les 6 et 7 février a eu lieu.Veracruz, sur la plage horaire du midi, guidera les participants au travers du sentier nature et exposera en même temps son projet de restauration d'une trame écologique sur le campus. Idée reproductible et donc à partager le plus possible!

Enfin, la réunion avec Samuel Danflous, jeudi, a été moteur de questionnements et générateur d'idées. Tout d'abord, dans le cas où une convention de gestion, qu'elle soit faite avec un seul des acteurs ou pluripartite, serait signée, le CEN serait co-signataire et co-gestionnaire de la zone. Cela permettrait d'assurer la pérennité de la convention, dans le cas où le bureau de Veracruz s'éteindrait. Ensuite, il a été mentionné le fait de négocier dans des mesures compensatoires sur la zone, la demande d'un Arrêté Préfectoral de Protection du Biotope.

L'APPB, contrairement au statu de ZNIEFF, définit un espace protégé. Il peut être demandé pour des zones contenant des espèces protégées et soumise à de forts enjeux, comme c'est le cas de la pression urbaine sur le bois de Pouciquot. Selon l'article R411-17 du Code de l'environnement, le préfet "peut interdire, dans les mêmes conditions, les actions pouvant porter atteinte d'une manière indistincte à l'équilibre biologique des milieux et notamment l'écobuage, le brûlage des chaumes, le brûlage ou le broyage des végétaux sur pied, la destruction des talus et des haies, l'épandage de produits antiparasitaires.". Il s'agit de l'assurance de la conservation du biotope. Ce statut nous permettrait également d'avoir accès à des subventions de l'Agence de l'eau pour les inventaires et pour la restauration de la zone humide.

C'est pourquoi, encore une fois afin d'assurer la perennité de l'équilibre fragile entre la faune et la flore du site, nous souhaitons négocier avec chaque acteur le classement en APPB de cette zone.

D'autre part, Mr Danflous nous a informé de l'existence de partenariats existant entre Nature MP, le CEN et les Espaces Verts de Toulouse, sur lesquels nous pourrions nous appuyer afin de réaliser les inventaires sur la zone.

Enfin, il noua a fait part de l'existence d'un autre bois appelé Bois des Clotasses, se situant entre Toulouse et Ramonville, qu'il serait intéressant d'inclure dans les conventions de gestion. Cela sera à débattre avec les autres membres de l'association Veracruz lors de la prochaine permanence.

En conclusion de cette semaine bien mouvementée, des progrès ont été faits: les différents acteurs sont prêts à s'impliquer, à avancer. Il ne reste plus qu'à savoir par quel bout dérouler la pelote de laine!